La FSU 29 déplore que l’Assemblée et le Sénat aient validé le déploiement de l’application “Stop Covid”.

L’absence de suivi des recommandations scientifiques dans le plan de déconfinement et les protocoles sanitaires de réouvertures d’établissements scolaires sont en contradiction avec les propos du Ministre de la Santé qui a déclaré à l’Assemblée Nationale “Il nous faut par tous les moyens contrôler une résurgence de l’épidémie”, ce qui justifierait la mise en place de cette application.

Ainsi, les possibilités de détournement de l’application pour participer au contrôle social, en facilitant la constitutions de fichiers sur les fréquentations des un.es et des autres est un risque disproportionné pour les libertés individuelles et la vie privée des citoyens par rapport au bénéfice supposé qu’apporterait l’application.

En effet, les limites de celle-ci sont reconnues mondialement quand à la possibilité de réellement déceler les contaminations. Ajoutées au fait que celle-ci ne garantit pas réellement l’anonymat puisque des recoupements ou des fuites d’informations numériques peuvent survenir, “Stop covid” apparaît comme un problème supplémentaire et non une solution.

L’utilisation de l’application en milieu scolaire, où les acteurs se connaissent tous et se fréquentent, entraîne un risque trop grand d’identification des malades ou des personnes signalées potentiellement malades. Ouvrir la possibilité d’une stigmatisation de ces élèves et personnels est inacceptable.

Les capacités de cette application à recouper anonymement les fréquentations des personnes ne sont d’autre part garanties que par la bonne fois de ceux qui la conçoivent. Chacun sait qu’elle pourra être détournée par qui veut, en particulier les services de l’état qui ont pour mission de surveiller la population. Le risque est trop grand. Nous ne nous satiferons pas de garanties morales.

En conséquence, La FSU du Finistère exige son interdiction dans tous les établissements scolaire et en particulier les universités. Elle souhaite de manière plus générale l’interdiction de cette application. La validation de son utilisation est un réel danger pour la démocratie.