Marche pour le climat à Concarneau

Marche pour le climat à Concarneau

2018-12-08T08:51:36+00:008 décembre 2018|Catégories : À LA UNE|Mots-clés : |

Le 8 décembre, en pleine COP 24, plus de 120 marches sont déjà prévues en France et l’étranger pour faire sonner l’alarme climatique. Cette mobilisation sera riche de la diversité des citoyen.ne.s, organisations, réseaux et mouvements qui s’y impliqueront.

Nous invitons toutes celles et ceux qui partagent notre constat à rejoindre la marche initiée par « Il est encore temps-Concarneau », et relayée par ACTES en Cornouaille et le Collectif Climat Cornouaille.

Retrouvons-nous 

parvis des Halles de Concarneau

à 14 h samedi 8 décembre

avec ce qui vous convient pour sonner l’alarme climatique à 16 heures. Ensemble, nous sommes une force immense pour changer le système et calmer le climat.

Page facebook ACTES : https://www.facebook.com/events/262132344481752/

page Il est encore temps : https://www.facebook.com/events/1824529634313050/

Environnement. Marche pour le climat, samedi - Concarneau - LeTelegramme.fr

L’appel national dont la FSU est signataire:

Le 8 décembre, marchons pour le climat et pour la survie de l’humanité, et sonnons l’alarme climatique. 

Alors que la COP 24 doit rendre l’accord de Paris opérationnel, nous appelons à amplifier la mobilisation citoyenne pour la justice sociale et écologique.

Le texte de l’accord de Paris se fonde sur deux piliers : une grande ambition climatique et pour la première fois dans un accord environnemental, une approche par les droits humains et la justice sociale. Il s’inscrit dans des principes fondamentaux tels que les droits de l’homme, la sécurité alimentaire, les droits des peuples autochtones, l’égalité des sexes, la participation du public, l’intégrité des écosystèmes, l’équité intergénérationnelle et la transition juste.

Mais déjà, en décembre 2015, alors que les chefs d’Etats célébraient la signature de l’accord, le mouvement pour la justice climatique se mobilisait pour dresser des lignes rouges et pointer l’insuffisance des engagements des États pour limiter le réchauffement mondial à 1,5°C. En effet au-delà du texte, les modes d’action restaient peu contraignants. Trois ans après, le compte n’y est toujours pas et nous n’avons pas le luxe d’attendre. Les conséquences dramatiques des dérèglements climatiques sont déjà là et les populations les plus vulnérables en sont les premières victimes, au Nord comme au Sud.

Le dernier rapport du GIEC est clair : si les pays veulent respecter leurs engagements en matière de climat, ils doivent laisser les combustibles fossiles dans le sol et réorienter les politiques publiques vers une transition juste, qui protège les populations affectées par les impacts du changement climatique et ne laisse personne de côté.

Malgré de nombreuses marches et mobilisations citoyennes, le message n’est pas écouté. L’inefficacité de la politique des petits pas d’Emmanuel Macron est évidente, surtout quand elle ignore la réalité quotidienne de la grande majorité de nos concitoyen-nes, et qu’elle s’accompagne de mesures fiscales favorables aux plus riches et refuse de faire payer les plus gros responsables des dérèglements climatiques. La hausse du prix des carburants censée accélérer la baisse des émissions de gaz à effet de serre ne pourra être prise au sérieux si elle ne répond pas aux enjeux de justices sociale et fiscale grâce notamment à une redistribution des recettes de la taxe dans la transition et des mesures d’accompagnement pour celles et ceux qui n’ont d’autres choix que de prendre leur voiture pour se déplacer. C’est ce que montre en grande partie la colère exprimée par les « gilets jaunes » dont plusieurs revendications appellent à réinventer nos modèles de production, de consommation et de vivre en société en rupture avec le modèle croissantiste capitaliste.

« Il est encore temps d’agir »

Le silence gêné d’Emmanuel Macron face aux catastrophes climatiques en cascade de l’été 2018, la démission de Nicolas Hulot ou encore le rapport du GIEC ont provoqué une vague de mobilisation citoyenne pour le climat sans précédent. Plus de 130 000 personnes ont marché pour le climat les 8 septembre et 13 octobre derniers dans toute la France. Qu’elles soient locales ou nationales, petites ou grandes, chaque jour de nouvelles mobilisations, initiatives et actions se dessinent ici et là. Leur succès dépend de leur spontanéité et de leur créativité mais aussi de leur capacité à rassembler des milliers de personnes, des dizaines d’organisations, mouvements et réseaux pour rappeler l’urgence et dire haut et fort qu’il est encore temps d’agir. Les marches du 8 décembre prochain s’inscrivent à nouveau dans cette démarche.

Nous nous inscrivons dans cette dynamique qui participe à la construction d’un nouveau rapport de forces avec les décideurs publics. Nous souhaitons contribuer à l’amplification de cette conscience citoyenne afin de reprendre le contrôle et engager une transition énergétique plus ambitieuse et plus juste, à la hauteur de l’urgence climatique.

Il est encore temps d’agir pour :

➔ réorienter les politiques publiques vers une transition juste, qui ne laisse personne de côté partout dans le monde
➔ accélérer la transition dans les territoires, dans la production d’énergies renouvelables locales, dans les transports, dans l’habitat, dans l’alimentation
➔ favoriser la création de millions d’emplois pour le climat et accompagner socialement les nécessaires mutations industrielles
➔ faire payer les véritables responsables et refuser les fausses solutions comme le nucléaire ou la géo-ingénierie

 

Signataires de la tribune :

Alain Duez, L’âge de faire – Alexandra Lutz, CliMates – Alfredo Pena-Vega, GlobalYouthClimatePact – Anne-Laure Paty, Zero Waste France – Audrey Pulvar, Fondation pour la Nature et l’Homme – Aurélie Trouvé, Attac France – Bastien Sibille, Mobicoop – Benoît Faucheux, CCFD-Terre Solidaire – Bernadette Groison, FSU – Birthe Pedersen, ActionAid France – Peuples Solidaires – Camille Charbonnière, Ende Gelaende Paris – Cécile Duflot, Oxfam France – Claire Hédon, ATD Quart Monde – Clémence Dubois, 350.org – Clotilde Bato, SOL, Alternatives Agroécologiques et Solidaires – Damien Deville, AYYA – Diallo Koundenecoun, Droits Ici et Là-bas – Dominique Soeur, TODESOL – Elliot Lepers, Le mouvement – Emmanuel Poilane, CRID – Emmanuel Soulias, Enercoop – Eric Beynel, Union syndicale Solidaires – Florent Compain, Les Amis de la Terre France – Héloïse Chiron, Résistance à l’agression publicitaire – Ibrahim Mbamoko, Carre Geo & Environnement France – Jean-François Julliard, Greenpeace France – Jean-François Quantin, MRAP – Jean-Louis Marolleau, Réseau Foi et Justice Afrique Europe – Jean-Pierre Crémoux, Les Amis du Monde Diplomatique – Jérémie Chomette, France Libertés – Julie Potier, Bio Consom’Acteurs – Julie Stoll, Commerce Equitable France – Kévin Jean, Sciences citoyennes – Laure Pascarel, Utopia – Loïs Mallet, REFEDD – Marie Toussaint, Notre affaire à tous – Mohammed Bazza, IDD – Monique Dental, Réseau Féministe « Ruptures » – Nathalie Péré-Marzano, Emmaüs International – Olivier Dubuquoy, ZEA – Pierre Khalfa, Fondation Copernic – Romain Flament, Unis-Terre – Ruvie Gambia, Etudiants et Developpement – Sabine Rosset, Bloom – Sissoko Anzoumane, Coalition Internationale des Sans Papiers et Migrants – Stéphen Kerckhove, Agir pour l’Environnement – Txetx Etcheverry, Bizi – Agora des habitants de la terre – Alternatiba -ANV-COP21 – Archipel citoyen des Jours heureux – Assemblée des Citoyens du monde – ASSO Solidaires – Citizen for climates – Demain en mains – Dialogues en humanité – Energie Partagée – FAIR[e] – Fondation ELYX – Institut des futurs souhaitables – Nature Rights – Réseau Action Climat – Réseau Sortir du Nucléaire – RÏSE Réseau international pour l’innovation sociale et écologique