Amazon : le progrès n’est pas d’accélérer quand on fonce dans un mur !

A l’heure où nous subissons une accélération de la destruction de notre environnement social et écologique, nous avons besoin de systèmes de production respectueux des salarié·es et des citoyen·es comme de l’environnement.

Amazon c’est tout le contraire !

* Amazon c’est le traçage et le pistage des habitudes des “consommateurs” qui non seulement fixe la production future sur le modèle de la surproduction actuelle mais qui pèse de plus en plus lourdement sur nos libertés en visant à terme le formatage généralisé des conduites sur la base des modélisations algortithmiques.

Est-ce la surproduction durable et le renoncement à nos libertés que nous devons transmettre ? Les principes éducatifs que nous portons pour la jeunesse sont de plus en plus violemment percutés par le développement de la nouvelle économie incarnée par Amazon.

* Amazon c’est des conditions de travail irrespectueuses de la vie humaine (Covid, cadences etc.), un management irrespectueux du droit syndical, bref du droit tout court…

Certes ce n’est pas la seule entreprise concernée par ce problème et certes l’Etat lui-même n’a eu de cesse d’ouvrir la voie à ces régressions en entaillant le code du travail. Mais la puissance financière d’Amazon lui donne des moyens extraordinaires pour échapper au droit, à ce qu’il reste de démocratie et… au fisc, tout en touchant des subventions publiques ou en bénéficiant d’allègements fiscaux (CVAE) !

* Amazon et consorts c’est la soumission à l’exploitation, c’est le séparatisme des nouveaux dieux du capitalisme. Aujourd’ui comme jamais notre besoin de “faire société” bute sur les pratiques d’Amazon renforcées par la permissivité des pouvoirs publics.

Pour la FSU 29, le modèle de la production et des rapports au travail doit se construire sur celui de Services publics contrôlés démocratiquement et en accord avec les enjeux sociaux et écologiques de la période.